La Terre, parallèle à celle que nous connaissons, s'apprête à se faire charcuter par de nouveaux occupants, non pas arrivés de l'espace, mais tout droit sortis de ses entrailles... !
Navigation :: Éclipse Terra, le monde d'au-dessus
FAQ :: Rechercher :: Membres :: Groupes :: S’enregistrer :: Profil :: Se connecter pour vérifier ses messages privés :: Connexion

Et une autre journée de travail..

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Éclipse Terra, le monde d'au-dessus Index du Forum -> Archives -> Toutes les archives -> En Jeu
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Rodym
Invité





MessagePosté le: Mar 29 Avr - 19:40 (2008) 
Sujet du message: Et une autre journée de travail..
Répondre en citant

Neuf heures déjà. Il était temps pour lui de quitter et d'aller ouvrir son lieu de travail... Soupirant, Rodym se leva de son lit, le soleil brillait très fort dans la petite ville nommée Boyer. Ramassant lentement ses affaires, puisqu'il était toujours fatigué. Un petit déjeuner vite avalé, une tasse de café, et il était en route. Le soleil l'aveugla un instant, mais ses cheveux en atténuaient la lumière. Marchant nonchalamment, le jeune Ahrannken prenait tout son temps pour arriver à destination. Il aimait son travail, certes, mais aimait aussi prendre son temps dans la vie. Il avait à peine eu un regard pour son humble appartement. Il avait juste le strict nécessaire pour vivre, ainsi que quelques livres dans sa bibliothèque personnelle. La décoration était assez sobre... Il n'y avait aucun miroir, histoire d'éviter de revoir son apparence hideuse.

Quelques temps plus tard, environ vingt minutes, Il ouvrait la bibliothèque. Il se souvenait de ses débuts ici. Il était totalement désorienté, autrefois. Maintenant, il était un habitué du métier. Ouvrant les lumières une à une, il fit un tour dans toutes les allées, par simple habitude. Rodym aimait bien se promener par ici. Dans peu de temps, les plus habitués viendraient, soit pour prendre un livre, en retourner, étudier... ce genre de choses. De toute façon, il y avait plusieurs tables à leur disposition. Il fermait à cinq heures tous les jours, depuis le début.

Les premières personnes de la journée arrivèrent. Il les salua, puis effectua quelques retours de livres. Peu de temps après, une bande de jeune gens arrivèrent, allant s'asseoir à une table. Il les observa du coin de l'oeil. Puis, soudainement, ils se mirent à devenir très bruyants. Rodym se leva donc, puis se rendit jusqu'à leur table. Le regard réprobateur, il leur réclama le silence, comme tout bon bibliothécaire ferait, en leur laissant le choix : Ils baissent le ton ou ils quittent. Les jeunes gens finirent par se calmer, à son plus grand bonheur. Retournant derrière son comptoir, il comptait les minutes. Ce n'était pas si passionnant comme métier... Mais bon, il l'aimait tout de même. Un détail attira son attention lorsqu'une femme, assez jeune, fit son apparition. Elle regardait partout, curieuse, comme si elle n'avait jamais vu un endroit du genre. S'approchant d'elle, il lui posa une simple question.

-Bonjour... Puis-je vous aider? Cherchez vous un livre en particulier?

Il la regardait tranquillement dans les yeux, attendant une réponse de sa part. Il espérait, par contre, qu'elle ne réagirait pas étrangement en voyant la marque sur son front. Elle n'était pas très... normale. Aussi, il était inhabituel pour un humain d'avoir ce genre de choses. Au pire, il pourrait toujours prétexter qu'il s'agissait d'un tatouage. Heureusement, au moins, qu'il pouvait se dissimuler aux yeux humains... Sinon, il ne pourrait avoir ce genre de vie.


Dernière édition par Rodym le Lun 12 Mai - 20:24 (2008); édité 1 fois
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mar 29 Avr - 19:40 (2008) 
Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Amèlia
Invité





MessagePosté le: Lun 5 Mai - 20:35 (2008) 
Sujet du message: Et une autre journée de travail..
Répondre en citant

Quel bonheur! Voilà maintenant plusieurs années qu'Amèlia harcelait sans cesse son père pour qu'il lui permette de faire un voyage à quelque part dans le monde, ailleurs qu'en Europe. Elle en avait marre de l'Europe... toujours pareil partout et tout le temps... elle voulait du nouveau, de l'inhabituel! Après de vaints efforts, ce fut tout simplement le personnel et son titulaire qui insistèrent en disant qu'elle travaillait sans cesse et qu'une récompense lui serait profitable. Ils sortirent tellement d'arguments qu'à bout de répliques, le roi ne put que capituler. Mais encore une fois, il était contre son idée de destination et il avait protesté. Mais là encore, certaines personnes étaient intervenues et elle avait enfin eu ce qu'elle voulait. Ce matin même, elle débarquait sur le continent de l'Amérique du Nord! Au Canada plus précisément. Bien qu'elle aurait aussi préféré les colonies de l'Amérique du Sud, elle ne pouvait pas trop en demander non plus à son pauvre père. Le Canada faisait parfaitement l'affaire. Et, par pur hasard, elle avait choisi de débarquer dans la province de Delani... pur harsard? Pas vraiment en fait... c'est seulement qu'elle aimait bien le nom de la province. Il n'y avais pas grand chose qu'elle n'aimait pas d'ailleurs mais ça, c'était une autre histoire...!

Tout de suite en mettant le pied sur le continant, Lia avait immédiatement avisé ses gardiens qu'elle avait l'intention de passer pour une simple paysanne car elle ne voulait pas paraître dans tous les journaux et être prise pour aller dans tel ou tel maison de personnes imposantes. Elle voulait seulement se fondre dans la population. Ils n'eurent pas el choix de capituler puisqu'elle était la princesse! Mais, ce qui les étonna le plus, ce fut que la petite princesse se déplaçait, parlait et semblait totalement paysanne dans ses vêtements simples: Blues Jeans, camisole style Army et veste en tissu léger. Elle passait pour une personne comme une autre. Seulement, comme partout où elle allait toujours, elle se démarquait des autres par sa prestance royale naturelle, sa beauté totalement espagnole et son regard constament curieux de tout connaître. Que ce soit des mets jusqu'à leurs gestes et paroles. Elle voulait tout savoir, tout connaître! Vivre enfermée dans un château, ce n'était pas l'idéal pour une personne aussi curieuse qu'elle.

Et justement, il y avait quelques heures à peine, elle avait débarquer, avec ses gardiens bien sûr, dans une petite ville toute simple du nom de Boyer. Elle ne savait pas trop si elle devait le prononcé façon anglaise ou française puisqu'elle ne connaissait pas grand chose de l'Amérique. Mais au moins, elle savait qu'elle se plairait bien ici. Un petit séjour, pas trop long si elle voulait voir pleins de choses, mais assez pour qu'elle puisse apprécier ce que la petite ville contenait. Elle avait donc louer des chambres dans un petit môtel tout aussi simple et était tout simplement heureuse se cette simplicité nouvelle. À la cour, c'était toujours les convenances, fallait toujours être parfait... ici, c'était agréablement simple! Juste à marcher, on ne vous jugeait pas. D'ailleurs, personnes ne faisaient vraiment attention à cette jeune femme accompagnée de deux hommes costauds. Elle avait juste l'air d'une de ses femmes belles qui se récoltaient les plus costauds. Mais cela, elle ne s'en rendait juste pas compte. Pour elle, elle était comme les autres, presqu'invisible... car c'était ainsi qu'était le peuple! On sacrifiait sa vie pour la royauté mais jamais pour le peuple!

Mèlia finit par déboucher sur une rue plus ou moins commerciales et avisa une affiche. Ayant toujours un peu de mal avec l'écriture complexe des français, elle demanda à l'un de ses gardiens de lui traduire. Elle voyait bien qu'il y avait des livres sur la pancarte mais n'était pas sûre de savoir si c'était vraiment une bibliothèque ou non. L'homme de fit aucun commentaire sur ses problèmes de langue et lui traduit que c'était effectivement une bibliothèque. Heureuse de pouvoir faire un peu de lecture, elle espéra pouvoir y trouver des traités espagnols. Sinon, elle devrait se forcer pour lire. Mais bon, rien ne l'empêchait de continuer à apprendre à lire et écrire son français durant son voyage. C'était d'ailleurs une excellente façon de se pratiquer! Affichant un sourire ravi, elle se dirigea vers la bâtiment d'un pas léger, suivant de ses deux gardes du corps, qui eux aussi avait revêtu des vêtements canadiens... qui leur donnait un air d'amateur de baseball d'ailleurs...

Quoiqu'il en soit, Amè entra finalement dans l'établissement en jetant un oeil curieux sur tout ce qui l'entourait. En Espagne, il y avait moins de bibliothèques qu'ici... et c'était certes, bien différent de celle du château! Là, tout était là, sur tout et tout le monde. Mais, c'était du tout et tout le monde d'Espagne, très peu d'ailleurs. Elle avait l'intention d'en apprendre plus sur les canadiens. Elle avisa le groupe de jeunes qui chuchotait à voix basse et esquisça un sourire. Chez elle, il n'y avait que quelques rares personnes spécifiques qui avaient le droit d'entrer dans ce lieu sacré qui renfermait l'histoire de l'Espagne et un peu du reste de l'Europe. Mais le Canada lui... c'était un mystère qu'elle se ferait un plaisir de percer! Un homme s'approcha d'elle et lui demanda s'il pouvait l'aider ou si elle cherchait un livre en particulier. Un? Elle les cherchait tous! Elle voulait tous les voir! Mais elle n'en aurait sûrement pas le temps puisque la traduction était plutôt longue et que son séjour était limité. Elle lui adressa un magnifique sourire et soutint son regard en réfléchissant à ce qu'elle voudrait bien voir en premier. Choix difficile puisqu'elle était trop curieuse...! Après une rapide réflexion, elle décida de ne pas le faire languir plus longtemps et lui répondit, dans un français sûr mais ponctué d'un léger accent:

- Euh... Bah en fait, je ne cherches rien en particuliers! Mais le Canada est un endroit fascinant et je ne sais tout simplement pas par quoi commencer... tout est si nouveau! Oh! Je... et bien...

Elle ne voulait surtout pas se trahir en avouant qu'elle avait vécu dans un château à des milles de là... Se mordant les lèvres, elle chercha un vitesse un excuse qui pourrait expliquer son ignorance et en trouva rapidement une en regardant de nouveau autour d'elle:


- En fait, c'est que je viens d'un autre endroit et la curiosté m'a poussée vers cette contrée encore inconnue de ma famille. Il faut dire que nous n'avons pas les moyens de tout connaître... Auriez-vous quelque chose à me proposer? Mais, l'idéal serait de savoir si vous avez des... euh... livres en espagnol car côté lecture française, je ne suis pas la meilleure... Ah moins que vous voudriez m'en parler? De cette belle province je parle. Je ne connais pas les coutumes canadiennes et je doutes que tout ceci soit rescensé dans vos livres... car à les regarder aller dehors, vous avez chacuns vos habitudes n'est-ce pas?? Oh... je suis désolée... je parle beaucoup trop! Mais je dois avouer que me retrouver dans un tel endroit me rend si enthousiaste...

Quelle bavarde! Cet homme allait s'ennuyer à l'écouter et sûrement lui demander gentiment de rebrousser chemin... Se mordant de nouveau la lèvre, elle tourna de nouveau un regard empli de sa soif d'apprendre autour d'elle. Les livres, c'était le chemin de la connaissance et elle avait lu la moitié de la blibliothèque familiale. Mais celle-ci contenant surtout des informations déjà connu et des traités inintéressants sur la politique ou autres trucs du genre, elle n'avait pas vraiment pris le temps de s'y attarder longtemps. Un jeune homme non loin la reluquait sans gêne. Offensée, elle fronça ses fins sourcils et remonta la fermeture éclair de veste sur son léger décolleté. Elle n'avait pas l'habitude d'être ainsi déshabillée du regard et la sensation était plutôt agaçante. Détournant la tête, elle reporta son regard sur l'homme devant elle et le détaillant en peu plus. Plutôt bel homme, il avait une étrange marque dans le front qui ne l'incommodait pas le moins du monde. Bien qu'elle fut curieuse, elle n'en toucha pas un mot. Ayant passé beaucoup de temps parmis le peuple, elle avait appris qu'il y avait des questions qui ne se posait tout simplement pas. Peut-être était-ce une marque de souffrance, de souvenir lointains dont il n'aurait pas envie de parler alors elle n'osait pas lui demander cela, elle se contenta plutôt de lui adresser un léger sourire, attendant patiemment sa réponse et faisant un signe discret à ses deux hommes de poche pour qu'ils se dispercent un peu et cesse de rester ainsi coller à elle. C'était suspect... Mais, comme elle avait fait ailleurs, elle passait tout simplement le coup en répondant que c'était deux grands frères surprotecteurs. Aucuns de lui ressemblait et les deux de se ressemblaient pas non plus mais parfois, il arrivait que des jeunes n'aient aucuns ou plusieurs traits en commun avec les parents, ce qui différenciait les humains les uns des autres d'ailleurs.
Revenir en haut
Rodym
Invité





MessagePosté le: Mer 7 Mai - 22:15 (2008) 
Sujet du message: Et une autre journée de travail..
Répondre en citant

Paisiblement, les bras croisés, Rodym écouta cette inconnue qui ne cessait de parler. Une véritable pie. En fait, il saisissait à peine les mots qu'elle prononçait, tellement sa langue semblait être incapable de tenir en place plus de dix secondes. Soupirant un peu, attendant la fin de son long discours, Rodym ne put s'empêcher d'admirer le corps de la jolie jeune femme, qui n'était pas, il devait bien l'admettre, sans attraits. Mais sinon, à part cela, il n'en avait rien à faire. Enfin... ce qu'il croyait jusqu'à ce qu'il se sentisse rougir un peu. Baissant les yeux sur ses mains un instant, il le regretta aussitôt. Il vit leur réelle apparence, ce qui le dégoûta un peu. Ces griffes... Il fut surpris un instant. Il avait oublié de les tailler... Merde. Si jamais quelqu'un les touchait, ni même effleurait simplement ses mains... Il était foutu. La plupart du temps, il devait être très prudent. Aucun humain ne pouvait lui faire une étreinte, sinon il sentirait ses ailes. De plus, il devait absolument éviter les endroits achalandés, car même en comprimant ses ailes contre son dos au maximum, il y aviat trop de risques... Heureusement, il n'avait pas de queue, ce qui était appréciable. Essayant de rester détendu, ce qui lui réussit assez bien, il releva le regard vers celui de la jeune femme. Toutefois, il était empreint de calme, mais aussi d'une certaine neutralité, comme s'il se fichait carrément d'elle, dans un sens. En fait, elle n'était qu'une autre personne qui lui réclamerait de la lecture, quoi que celle-ci était beaucoup plus bavarde que les autres. Ce qu'il retint de ses paroles, ce fut surtout coutumes canadiennes. Il sentit une remarque germer dans son esprit, et ne put s'empêcher de lui adresser.

"Une des coutumes canadiennes desquelles vous tenez visiblement tant à vous familiariser avec veut que l'on garde le ton bas dans une bibliothèque, pour respecter ceux qui cherchent un endroit paisible où vaquer à leurs occupations."

Précisa-t-il à voix basse, mais assez élevée pour qu'elle puisse l'entendre, avant de retourner au silence. La fixant encore dans les yeux, il réfléchissait, maintenant. Aux deux gens massifs qui l'accompagnaient. Il avait capté le signe qu'elle leur avait fait, suivi de leur éloignement subtil. Enfin, pas si subtil que cela, puisqu'il avait tout capté en ayant l'air de fixer la personne en face de lui. Devait-il lui en faire part? Il l'ignorait. Peut-être était-ce quelque chose dont il ne devait pas lui en parler, car cela risquerait de l'embarrasser. De plus, il lui avait déjà servi cette réplique, non dénuée d'une certaine méchanceté. En fait, il ne faisait que son travail de bibliothécaire. Ce genre de phrases, il en avant des milliers en réserve. C'était bien un des seuls plaisirs qu'il avait, ici. Enfin... Incluant celui de lire un livre tranquille, avant de quitter pour la fermeture. Lorsqu'il n'y avait plus personne, il pouvait se faire ce plaisir. Farfouillant durant de longues minutes au travers des rayons qu'il connaissait maintenant par cœur, Rodym finissait toujours par dénicher la perle rare qui attirait son attention. Prenant alors ses aises, il se détendait sur un fauteuil et lisait d'un bout à l'autre cette œuvre d'art qu'il avait choisie avec soin.

Ayant fini sa lecture quelques heures plus tard, il y passait parfois toute la nuit, il quittait l'endroit en silence, branchait le système d'alarme puis barrait les portes. Ce serait vraiment dommage s'il se faisait cambrioler... Quoi que, de nos jours, les gens étaient de moins en moins intéressés par les livres. Quoi qu'il y avait toujours la petite caisse contenant l'argent des amendes. Sortant de ses pensées, il s'approcha doucement de la personne à qui il voulait toucher discrètement quelques mots, sans toutefois l'importuner en parlant trop fort, et en évitant, plus que tout, de la frôler. Question de contact infortuné et... En tout cas. Au moins, elle n'avait pas commenté la marque sur son front.

"Dites... Ces deux hommes... Pourquoi les amener avec vous? Pourquoi vous suivent-ils? Et le signe que vous leur avez fait... Ils vous écoutent, n'est-ce pas? Pourquoi une personne telle que vous, lors d'un simple voyage dans une région inexplorée, aurait-elle besoin de gardes du corps, si je ne m'abuse, c'est bien ce qu'ils sont, non? D'ailleurs, ils nous observent en ce moment. Je ne suis pas dupe... Il ne s'agit pas de famille, c'est bien trop évident. Deux frères n'auraient pas agi ainsi, à vous talonner de la sorte. "

Tout cela avait été dit de façon à être chuchoté dans l'oreille de la jeune femme, pour ne pas éveiller aucun soupçon. Elle devait avoir ses raisons. Il avait été aisé de deviner la réelle nature des deux gorilles, s'il se permettait de prendre cette expression. Ils étaient on ne peut plus énormes. Enfin... Façon de parler. Il y avait une certaine limite à ne pas avoir de ressemblance en famille. Maintenant donc son idée et sa conviction, il recula, reprenant une position normale face à elle.

"Puis-je me permettre de vous demander votre nom?"

Il était persuadé d'avoir entendu parler d'elle quelque part, mais c'était probablement très vague. Où avait-il bien pu la voir? Aucune idée, vraiment, la mémoire lui faisait défaut. Peut-être était-ce tout simplement son imagination qui lui jouait des tours. Cela arrive, l'on rencontre une personne qui vous rappelle une autre personne, sans que vous ne l'ayez jamais rencontrée. Il ne s'y attarda pas. Soupirant discrètement, il s'orienta ensuite vers le sujet principal, conseiller un livre à la jeune personne.

"Donc... que diriez vous, pour commencer, d'en apprendre un peu plus sur l'histoire de ce pays? Si vous voulez bien me suivre, c'est par ici..."

Dit-il tout en avançant, connaissant l'endroit comme sa poche. Il savait exactement quoi lui suggérer, un ancien exemplaire relatant de façon très précise toute l'histoire du Canada. Si cela pouvait l'intéresser... Alors tant mieux. Il s'arrêta devant un rayon, réfléchit quelques instants, avant de retirer un livre portant, en lettres dorées et un peu ternies, la mention : Histoire du canada. Très banal, mais aussi très enrichissant. Attendant son accord, avant de lui remettre l'exemplaire, il patienta calmement. Il la dévisagea discrètement encore quelques instants, contemplant malgré lui sa beauté et sa splendeur. Une certaine... noblesse se dégageait de sa posture, ce qui la rendait encore quelque peu plus attrayante. Oh, ce n'était que des détails, après tout. Histoire de ne pas trop la dévisager, il laissa son regard dériver sur les autres livres de la section. Il y en avait tant, et pourtant, il les connaissait presque tous par cœur, en ayant lu une très grande partie. Dans sa vie, il n'avait pas grand chose d'autre à faire. C'était, malheureusement, son quotidien. Qu'y avait-il d'autre à ajouter? Il regarda d'un œil un peu réprobateur le même groupe de jeunes qui avait à nouveau haussé le ton. Aussitôt, en l'avisant, ils se calmèrent encore. Ils savaient que, sinon, ils risquaient une expulsion pouvant s'avérer définitive.

Repensant un peu aux deux "frères" de la jeune femme, il ne put s'empêcher de se perdre dans ses pensées. D'où venaient-ils? Il avait un peu de difficulté à identifier leurs traits, et encore plus à comprendre pourquoi elle avait besoin de tant de protection. Mais, ensuite, un détail lui revint à l'esprit. Elle voulait des livres en espagnol... Elle venait donc forcément d'Espagne. Pensant à ce détail, il reposa ce livre sur l'étagère pour farfouiller un peu plus loin. Finalement, il lui tendit le même exemplaire, avec quelques différences, mais au moins rédigé en espagnol, cette fois. Il lui fit même un petit sourire, mais très peu visible. En tout cas, peu comparable avec celui qu'elle lui avait adressé plus tôt. Rodym espérait seulement qu'en prenant le livre, elle ne sentirait pas ses griffes. Et, après qu'elle ait choisi ce livre, que ferait-il? Que feraient-ils, pour être précis? Il retournerait vaquer à ses occupations et elle irait droit à sa lecture. Elle quitterait probablement ensuite l'endroit pour faire du tourisme.

"En tout cas... Si le livre vous convient, veuillez me rejoindre au comptoir si vous avez l'intention de quitter avec. Par contre, il me faudra certaines informations, et vous devrez rester ici le temps de l'emprunt. Sinon, vous pouvez simplement vous asseoir dans la bibliothèque. Nous fermons à cinq heures, et il est actuellement une heure, donc il vous reste amplement de temps."

Et il ne dit plus rien à partir de ce moment, à court de choses pertinentes à dire.

Revenir en haut
Amèlia
Invité





MessagePosté le: Dim 11 Mai - 15:18 (2008) 
Sujet du message: Et une autre journée de travail..
Répondre en citant

Amèlia était habituée à ce que tout le monde l'écoute parler. Oui elle parlait beaucoup mais c'est surtout quand elle était enthousiaste et là, elle était super enthousiste! Mais, elle se sentit profondément bête et son sang reflua sur son visage, quoique c'était peu visible, lorsque le bibliothécaire lui dit, sur un ton totalement neutre "Une des coutumes canadiennes desquelles vous tenez visiblement tant à vous familiariser avec veut que l'on garde le ton bas dans une bibliothèque, pour respecter ceux qui cherchent un endroit paisible où vaquer à leurs occupations." Humiliée et refroidie par le commentaire de l'homme, elle détourna le regard sans baisser la tête. Jamais on ne lui avait une telle remarque... soudain, un fait la frappa comme un coup. Habituellement, tout le monde connaissait sa véritable identité et certes, son père les aurait tous mis aux cachots si quelqu'un lui avait répondu ainsi. Était-ce pour cela qu'elle n'avait jamais ce genre de commentaire? Parce qu'ils avaient peur de son père? Profondément humiliée, elle se demanda sérieusement si tout le monde avait envie de la faire boucler comme cela... Il lui avait dit qu'elle parlait trop fort alors que sa voix n'était déjà pas très forte de nature, elle se sentait blessée dans son orgeuil. Il avait totalement coupé son enthousiame!

Mèlia le sentit s'approcher un peu et elle résista à l'envie de reculer d'un pas. Elle comprenait maintenant que, si elle avait été en Espagne, elle aurait sûrement eu le grand plaisir de pouvoir menacer l'homme du cachot. Quoiqu'elle était d'un style gentil, se faire boucher comme ça n'était pas vraiment agréable. Elle secoua doucement la tête et décida de passer par-dessus après une inspiration. Après tout, peut-être cet homme manquait-il simplement d'éducation... seule excuse trouver pour ne pas lui en vouloir. "Dites... Ces deux hommes... Pourquoi les amener avec vous? Pourquoi vous suivent-ils? Et le signe que vous leur avez fait... Ils vous écoutent, n'est-ce pas? Pourquoi une personne telle que vous, lors d'un simple voyage dans une région inexplorée, aurait-elle besoin de gardes du corps, si je ne m'abuse, c'est bien ce qu'ils sont, non? D'ailleurs, ils nous observent en ce moment. Je ne suis pas dupe... Il ne s'agit pas de famille, c'est bien trop évident. Deux frères n'auraient pas agi ainsi, à vous talonner de la sorte." Elle sourcilla. Oui c'était évident c'était vrai... mais elle les avaient bien avertit pourtant d'arrêter de la talonner quand elle entrerait et ils étaient restés... elle n'avait pas eu le choix de leur faire signe! Elle se sentit obliger de lui répondre quelque chose et l'idée de lui dire qu'elle était la fille du parain de la mafia l'effleura. Un sourire effleura ses lèvres mais elle continua de fixer les étagères comme si elle cherchait à voir ce qu'elle contenait. Après une courte réflexion, elle décida de lui répondre, à voix basse, juste assez haute pour franchir le seuil de la compréhension:

- En fait, c'est des cousins. Mon père est un homme surprotecteur qui préfère que je sois bien protégée... disons que je n'ai pas le droit de faire tout ce que je veux et que les hommes en général doivent se tenir éloigner, du pourquoi ils vous observent. Bien sûr, il a fallut qu'il demande aux deux plus costauds... j'ignore si vous connaissez ce genre de père mais on finit par s'y habituer... en fait, ils m'ont obéit quand je leur ai fait signe parce qu'il me respecte quand même un peu en tant que cousine et veule me laisser un peu de liberté...

Elle se tut. Elle n'allait pas non plus lui faire un autre discours pour répondre à ses questions. En parlant, elle avait tourné la tête pour le regarder dans les yeux mais, sitôt fini, elle reporta son regard sur l'étagère non loin. Elle le sentit reculer et elle réprima un soupir de soulagement. "Puis-je me permettre de vous demander votre nom?" Elle releva les yeux et le regarda un moment. Ce n'était pas tout le monde qui réussissait à retenir les noms de toute la royauté mondiale mais elle préférait ne pas lui dire son vrai nom. Elle prit un court moment de réflexion avant de lui répondre qu'elle d'appelait Karolina Sachez. C'était le nom d'une paysanne qu'elle aimait beaucoup, une grande amie à elle. C'était le premier qui lui était venu en tête. Ensuite, il l'invita à le suivre en lui demandant si, pour commencer, ça lui dirait de commencer par en apprendre un peu plus sur l'histoire du pays. Elle lui fit signe que oui et le suivit dans les allées. Au bout d'un petit moment, il lui présenta un livre au titre mystérieux. Elle ne comprit que: du Canada. Facile à lire lorsqu'on comprenait les bases du français mais l'autre mot restait incconu. Mais, selon toute logique, il venait de lui demander si elle voulait commencer par l'histoire du pays alors, selon elle, le mot mystérieur devait être ''histoire''. Après avoir plus ou moins déchiffrer le titre et l'avoir étudier à distance, elle releva la tête et intercepta son regard réprobateur vers le groupe de jeunes qui commençaient à parler fort. Il les avertit et la pièce redevint à peu près silencieuse. Seuls quelques chuchotements étaient perceptibles. Rabaissant son regard sur le traité d'histoire, elle se demanda s'il n'en avait pas un espagnol. Comme s'il avait lu ses pensées, l'homme reposa le livre sur l'étagère et lui en tendit un semblable mais cette fois, le titre était en espagnol et elle eut la confirmation que c'était bel et bien: Histoire du Canada. Elle capta son léger sourire mais préféra se concentrer sur la photographie ornant le traité historique.

Lorsque le bibliothécaire reprit la parole, elle releva son regard curieux sur lui. "En tout cas... Si le livre vous convient, veuillez me rejoindre au comptoir si vous avez l'intention de quitter avec. Par contre, il me faudra certaines informations, et vous devrez rester ici le temps de l'emprunt. Sinon, vous pouvez simplement vous asseoir dans la bibliothèque. Nous fermons à cinq heures, et il est actuellement une heure, donc il vous reste amplement de temps." Elle ne pouvait pas vraiment imposer toutes ces heures de lecture à ses deux gardes du corps mais, si elle quittait avec, elle devrait lui donner des informations qui risquaient de contredire ce qu'elle lui avait dit plutôt. Se mordant de nouveau la lèvre inférieur, tic typique de la jeune princesse, elle pencha la tête sur un côté et, après lui avoir adresser un léger sourire, elle prit doucement le livre. Quelque chose de pointu l'effleura mais elle n'y fit pas attention et examina plutôt le livre, l'ouvrant en plein milieu. Aussitôt, un grand sourire effleura son visage, il y avait là-dedans non seulement de l'histoire mais elle y voyait aussi quelques détails de la vie des canadiens à l'époque. Sa curiosité reprenant le dessus, elle retrouva son enthouaisme et, contente d'avoir eu ce qu'elle cherchait, elle fit un sourire. Puis, après quelques infimes secondes seulement, elle ne put résister à ce qu'elle faisait chaque fois qu'elle était contente: elle lui fit un câlin.

Certes, Lia ne s'attendait certainement pas à cela! Car, ses mains n'entrèrent jamais en contact avec le dos de l'homme... mais était-il seulement humain? Elle ne le croyait pas! Ses mains avaient effleurés une surface rigide! Reculant, elle lui jeta un regard interrogateur. Elle n'était pas effrayée car elle avait déjà vu des êtres étranges possédant des ailes de chauve-souris, des griffes de bêtes sauvages ainsi que des queues de démons qu'on appelait communémant: Ahrannken. Seulement, elle ne voyait ni ailes, ni griffes, ni queue. Mais elle en avait sentie... totalement perdue, elle tendis la main et effleura ses doigts. La chose pointue qui l'avait effleuré tout à l'heure... c'était ses griffes! Mais pourquoi ne les voyait-elle pas? Se posant mille et une questions, elle commença par la première, accompagnée d'un regard empli de questions et, bien sûr, elle parla à voix basse:

- Était-ce des... ailes que j'ai senti? Je ne suis pas folle mais pourtant, je ne vois rien... J'ai vu plusieurs... êtres ayant des ailes quand j'ai été en France, ils allaient voir le roi. Mais pourtant, je n'en vois pas sur vous et je les sens... est-ce que vous êtes un... ahrannken? Dites-moi au moins que vous n'êtes pas un deamons!

Elle termina sa phrase avec des yeux agrandis. Elle connaissait peu de choses sur ces démons revenues des enfers si ce n'est que les deamons veulent asseoir leur domination sur le monde et que les ahrannkens défendent les humains. Et elle n'avait certes pas envie de mourir de la main d'un deamon pendant qu'elle vistait le monde!
Revenir en haut
Rodym
Invité





MessagePosté le: Lun 12 Mai - 16:12 (2008) 
Sujet du message: Et une autre journée de travail..
Répondre en citant

Il la vit bien sourciller un peu lorsqu'il faisait des remarques sur sa prétendue famille, et savait qu'il y avait quelque chose de louche. Malgré cela, lorsqu'elle lui donna une explication carrément différente, cette fois, il ne chercha pas à en savoir plus. En tout cas, au moins, elle avait trouvé le bon ton de voix à maintenir dans une bibliothèque. Exaspéré devant ce qu'il ne croyait être qu'un ramassis de mensonges, il baissa la tête, soupira, puis mémorisa son nom. Sachez. Karolina Sachez. Sonorité espagnole, quoi que cela n'avait rien de surprenant. Il l'avait, bien entendu, remarqué. Pourtant, il avait l'impression que cela sonnait faux, une fois de plus. Pourquoi? Allez, c'était probablement juste son esprit qui lui jouait des tours... De retour au bon endroit, dans les rangées, il lui tendit le livre en espagnol qu'elle semblait tant convoiter. Nerveux, il sentit quelque chose effleurer le bout de sa griffe. Ah, zut... Pourquoi? Tant qu'elle ne le touchait pas plus que cela, il serait en sécurité... Ce qui n'arriva, malheureusement, pas. Il n'eut pas le temps de réagir qu'elle l'étreignait déjà. Merde! Elle touchait ses ailes en ce moment... Il aurait pu les déplier, mais pas ici, c'était trop étroit, et les livres derrière eux auraient pu tomber, voir même l'étagère au complet.

Figé, il ne réagit pas plus lorsqu'elle alla toucher ses griffes. Son cerveau était la seule chose à fonctionner à cent à l'heure. Lorsqu'il l'entendit mentionner le nom de sa race, il sursauta et l'agrippa par le bras, l'emmenant délicatement mais fermement dans son bureau, qu'il barra à clé. Le regard maintenant sévère, et aussi le visage agité de tics nerveux, il posa une main sur son bureau, on pouvait entendre les griffes y cogner. Il prit la parole d'une voix peu assurée.

"Qu'est-ce que... Que savez vous exactement au sujet des Ahrrankens et des Deamons, Miss Sachez?"

Sa main pianotait toujours aussi furieusement sur son bureau, et il regrettait d'avoir rencontré cette personne, à présent. Comment allait-il bien pouvoir s'en sortir? Il était hors de question que Rodym lui montre son apparence hideuse, en tout cas... Elle y avait déjà touché, ce qui était plutôt... embarrassant, pour lui. De plus, il n'était plus vraiment habitué aux contacts physiques, puisqu'il les évitait pour ne pas se trahir. Autrefois, lorsqu'il avait vraiment essayé de se mêler aux humains, il avait même eu une petite amie, même un petit ami, aussi. Mais, à chaque fois, il avait dû faire le max pour cacher sa vraie nature, éviter tout contact inopportun. Cela avait été compliqué d'entretenir une relation ainsi. Suite à un incident du genre de celui ci, il avait cessé tout contact, présumant que c'était trop risqué. Mais maintenant... Maintenant tout redevenait compliqué. Il se mit ensuite à tourner en rond, une main sur le front. Qu'il retira aussitôt...

Puisqu'il avait senti le bout brisé des deux cornes qu'il limait le plus possible, pour ne pas qu'elles paraissent trop. Oh, c'était certes douloureux, mais il pouvait bien faire avec. Sinon, c'était encore trop risqué. Ce qu'il ne remarquait pas, c'était qu'en ce moment, son pouvoir lui faisait un peu défaut. Certaines parties non visibles de lui habituellement, l'étaient par flashs. Il devait maintenir un certain niveau de concentration pour se cacher à la vue des autres... Seulement, là il était un peu trop tourmenté d'avoir été découvert, si l'on pouvait dire. Merde... Ouais, il était vraiment dans la merde et devait trouver un bon moyen de s'en sortir...

Enfin, si la jeune femme réagissait trop mal. Pour le moment, il ne voulait pas lui dire qui il était réellement mais... Pourquoi pas? Pourquoi se lancer dans une série de mensonges comme elle, surtout après qu'elle aie probablement vu que sa capacité à se cacher défaillait? Ou, était-ce un aspect de son pouvoir qu'il ne connaissait pas? Si les gens croyaient à son apparence véritable... Ils la voyaient? Non, ridicule, il avait toujours été en maîtrise de cela. D'ailleurs, il réussit à remettre son pouvoir en marche normalement à l'instant, après avoir pris de grandes respirations et avoir arrêté de faire les cent pas. Qu'est-ce qui lui arrivait? Il n'avait jamais, jamais été nerveux comme cela, du moins visiblement! Il devait se reprendre, mais c'était probablement juste l'imprévu de la chose qui l'avait fait réagir ainsi. Se redonnant une contenance, il fixa la dénommée Karolina dans les yeux, avec son ton habituel, signe qu'il était à nouveau maître de lui même.

"Hé bien... Pourquoi devrais-je vous en dire plus là dessus, si vous même ne cessez de me mentir... J'ignore pourquoi, mais ce pressentiment persiste, et la plupart du temps, mes pressentiments sont fiables. Certaines choses que vous dites vous trahissent, vous donnez plusieurs versions différentes de ce qui se passe à tout bout de champ, et cette curiosité que vous avez me semble excéder celle de simplement visiter un nouveau pays, à croire que vous ne sortez jamais. Qu'avez vous à me dire là dessus? De plus, votre démarche, et tout le reste d'ailleurs, parfois cela se remarque dans votre ton de voix, ont quelque chose de différent d'une personne normale. Cela vous donne un air de noblesse, si je ne m'abuse. Mais bon, c'est simplement mon imagination."

Essayait-il vraiment de percer quelconque secret à jour, ou c'était surtout son imagination qui lui jouait des tours? Ou, encore, il essayait de la déstabiliser à son tour. Mais les tics qu'elle avait eu avant de changer de version à propos des deux hommes... C'était quelque chose à ne pas ignorer. En tout cas, il devait essayer quelque chose, pour ne pas devoir trop en dire sur lui même. Pourquoi était-ce si dur d'être simplement humain, son seul objectif? Il était impossible, soit, mais s'en rapprocher devait être réalisable... Mais bon, ils devraient bien aboutir à quelque chose un jour, non? Ils n'étaient pas pour rester enfermés tous les deux dans ce bureau plein de paperasse, avec peu de lumière qui y entre, et des livres qui y traînent un peu partout, ainsi que des fournitures, etc... Son matériel de travail, quoi. De plus, que feraient ses deux "cousins" ? S'il ne s'agissait véritablement que de cousins, et qu'ils voulaient lui donner de l'espace puisque soi disant, ils la respectaient en tant que cousine, ils ne viendraient pas jusqu'à entrer... non? Du moins, il l'espérait. Cela pourrait devenir problématique et causer une grande commotion dans la bibliothèque.

Il y aurait les autorités, Rodym se devrait d'expliquer l'incident et de trouver une bonne version des faits qui semblait valable et logique. Cela pourrait arriver... Ces deux là semblaient avoir tout dans les muscles et rien dans la tête. Ce qui pouvait aussi être vrai. Mais bon. Il était complètement perdu, là. Comme, pour le moment, il ne recevait aucune réponse de la jeune femme, Rodym alla tout simplement s'asseoir sur le rebord de la fenêtre. Tout d'un coup, il avait envie de se servir de ses ailes à nouveau. Il y avait déjà beaucoup de temps qu'il ne les avait pas utilisées, mais parfois, il les étirait un peu pour ne pas qu'elles finissent par être trop ankylosées. Il serait si tranquille, quelque part là haut dans le ciel.

Il serait loin de cette bibliothèque et de son problème actuel. Malheureusement, rien n'était si simple, et un humain qui s'envolait dans le ciel ne passait pas forcément inaperçu. Délaissant sa fenêtre pour retrouver à nouveau le coin de son bureau, il se mit à jouer avec un coupe papier pour se détendre encore un peu. Il s'était mis à paniquer et avait perdu le contrôle, un peu pour rien. Elle lui demandait s'il était un Ahrannken... Mais avait surtout peur de répondre. Il savait bien qu'il en était un, mais sans plus. Tout ce qu'il savait de sa race, c'était au niveau de l'apparence. Alors, en répondant, il pourrait engendrer des résultats inattendus. Est-ce que les autres Ahrannkens étaient mauvais? Quel était leur but? De plus, cela le ramena à se poser une autre question. Il devait probablement avoir été engendré par d'autres Ahrannkens, ses... parents. Alors pourquoi n'en avait-il aucun souvenir? Qui étaient ses géniteurs? Il ignorait tout de sa race car tout l'en avait éloigné, surtout son dégoût pour eux mêmes. Il voulait seulement être humain...

Mais la vie, semblait-il, en avait décidé autrement sur son compte et il était ce qu'il était. Perdu dans son monologue intérieur composé essentiellement de questions, il en oubliait presque la présence d'une autre personne dans la petite pièce barricadée. Qu'est-ce qui l'empêchait de la mettre dehors, au juste? Qu'est-ce que cela changerait? Non... Elle en avait trop vu et c'était plutôt risqué, en fin de compte... Mais que faire, que faire? Il cherchait, cherchait, et sans trouver. Peut-être devrait-il tout simplement lui dire la vérité, et du même coup, apprendre si, au fond, tous ses semblables étaient mauvais ou pas... Savoir leur réel but, ce qui lui serait bénéfique et le rassurerait en même temps. Mais, pour cela.. Il devrait forcément lui montrer sa réelle apparence...

Eh bien, tant pis. Tirant un rideau devant la fenêtre qui donnait une vue sur l'extérieur à partir de son bureau, et faisant de même avec la porte qui amenait vers la bibliothèque, juste derrière le comptoir, il se montra librement tel qu'il était. Ses deux cornes limées étaient en partie cachées par ses longs cheveux, qui trouvaient là toute leur utilité. Elles ne dépassaient pas l'espace entre, alors c'était moins terrible. Ses griffes étaient maintenant visibles, et ses longues ailes confirmaient qu'il n'aurait pu les déployer dans les rayons, elles étaient trop massives. Prenant naissance sur ses omoplates, elles descendaient presque jusqu'au bas de ses pieds. Bien sûr, comme ceci, elles ne prenaient pas toute leur ampleur. Elles étaient beaucoup, beaucoup plus grandes. Seulement, il n'avait pas vraiment envie de les déployer pour le moment. Prenant une grande inspiration, il lui avoua.. du moins, ce qu'il savait.

"Oui, je suis un Ahrannken. Je ne sais pas où je vivais avant, je ne m'en souviens plus vraiment... Ni où c'était, ni dans quelle maison... Et j'ignore pourquoi. Je ne connais à peu près rien de ma race, je passe mon temps à les éviter... Je ne sais pas pourquoi non plus, c'est quelque chose d'instinctif, si l'on veut. C'est tout ce que je sais... Mais dites moi, que savez vous d'eux? Sont-ils mauvais, ou... Et aussi, tandis que j'y pense... Qu'est-ce qu'un Deamon? Je n'en ai jamais entendu parler... Qui sont-ils? Habitent-ils sur terre eux aussi? Pour quelle raison?"

Il se tut alors. Voilà que c'était lui qui était curieux et posait plein de questions. Cela ne lui ressemblait guère mais c'était car, en majeure partie, il n'avait pas envie d'en apprendre sur ce sujet... Habituellement. Cet après-midi, quelque chose avait changé, et avait éveillé quelque chose en lui. Il pourrait au moins savoir s'il n'était pas quelqu'un de mauvais, cela de par sa race... Il se souvenait vaguement de quelques rencontres avec d'autres Ahrannkens, et porta instinctivement sa main aux deux marques rouges sur son visage pâle. Il se souvenait... lorsque les autres avaient été au courant qu'il les détestait tous, en fait, pour ce qu'ils étaient... Mais cela lui faisait aussi penser que s'il ne les aimait pas, ils devaient être mauvais, non? C'était si confus... Il n'en savait plus rien. Regardant "Karolina", car il ne croyait pas plus à son histoire, de ses yeux jaunes avec des teintes orangées, il attendit en espérant que la réponse ne serait pas si terrible, et qu'elle ne prendrait pas trop peur en le voyant comme il était vraiment. Le pire serait une grimace de dégoût... Il ne le supporterait pas et la chasserait en vitesse. Mais bon... trève de tout cela.

Il attendait ses réponses, laissant toujours son apparence réelle visible. Après tout, si elle en savait sur sa race... Il devait être évident qu'elle en avait vu d'autres comme lui. Au moins, il n'était pas doté d'une queue, ce qui rendait son camouflage un peu moins compliqué. Le choc devait donc être passé, et elle ne serait pas surprise... Pas trop. Du moins, Rodym l'espérait. Aussi, il ne voulait toujours pas être interrompu par les deux balourds qui la suivaient. Sinon, ils risqueraient de le voir comme il est réellement une fraction de seconde, et là, malheureusement, il devrait intervenir d'une façon ou d'une autre... Et les neutraliser pour qu'il puisse alors s'enfuir.
Revenir en haut
Amèlia
Invité





MessagePosté le: Lun 12 Mai - 22:19 (2008) 
Sujet du message: Et une autre journée de travail..
Répondre en citant

Sitôt qu'Amèlia eut fini de parler, le bibliothécaire lui prit le bras et la mena fermement vers une petite porte non loin qu'il barra à clé. Elle le regarda avec des yeux étonnés. Il la regardait de façon sévère et, en posant la main sur le meuble, on entendit cliqueter ses griffes sur le bois dur "Qu'est-ce que... Que savez vous exactement au sujet des Ahrrankens et des Deamons, Miss Sachez?" QU'avait-elle fait encore? Était-ce des informations secrètes? Elle observait son interlocuteur, tantant de savoir pourquoi il posait une telle question alors qu'il devait en savoir plus qu'elle. Pour tester ses connaissances? Il semblait furieux... un message raisonna soudainement dans sa tête et elle prit du temps à se rappeler que c'était son oreillette. Elle n'avait pas eu le choix... c'était ses deux gardiens qui lui demandait si tout allait bien. Comme il avait été convenu, car ce système était surtout là en cas de kidnapping, elle avait un petit bippeur à sa ceinture et elle l'actionna deux fois: Ce qui voulait dire que tout allait bien.

L'homme se mit à tourner en rond et Mèlia le suivit des yeux sans trop savoir quoi répondre. Soudain, elle sursauta. Croyant avoir eu une vision, elle cligna des yeux en secouant la tête mais non, elle ne rêvait pas! Des ailes apparraissaient par à-coup dans le dos du bibliothécaire! Confimation faite, il devait être un Ahrannken ou un Deamon. Seulement, elle ignorait que les deamons n'avait pas d'ailes. Tout simplement fascinnée par le phénomène, elle ne disait ni ne faisait rien. Quand il arrêta de marcher en prenant de grandes inspirations, le phénomène s'arrêta et elle ne revit plus les ailes sombres de l'inconnu. Car il était un inconnu au fond... elle ne savait même pas son nom! Tout à coup, il se mit à la regarder dans les yeux et elle chassa toute expression de son visage pour ne pas laisser trahir ses craintes et son admiration. Il reprit la parole avec le même ton que tout à l'heure, il avait aussi reprit contenance "Hé bien... Pourquoi devrais-je vous en dire plus là dessus, si vous même ne cessez de me mentir... J'ignore pourquoi, mais ce pressentiment persiste, et la plupart du temps, mes pressentiments sont fiables. Certaines choses que vous dites vous trahissent, vous donnez plusieurs versions différentes de ce qui se passe à tout bout de champ, et cette curiosité que vous avez me semble excéder celle de simplement visiter un nouveau pays, à croire que vous ne sortez jamais. Qu'avez vous à me dire là dessus? De plus, votre démarche, et tout le reste d'ailleurs, parfois cela se remarque dans votre ton de voix, ont quelque chose de différent d'une personne normale. Cela vous donne un air de noblesse, si je ne m'abuse. Mais bon, c'est simplement mon imagination." Était-il prudent de lui révéler la vérité?? Elle ne connaissait rien de cet individu... Mais n'importe qui pouvait ne jamais sortir! Secouant la tête, elle se demanda si cet homme pourrait contenir son secret. Sceptique tant qu'à ce qu'elle pouvait dire, elle le regarda se diriger vers la fenêtre et s'y installer.

Pensive, Lia ne savait tout simplement pas quoi lui répondre. Au bout d'un moment, il revint vers le bureau et elle continua de le regarder d'un air hésitant. Serait-elle dans le trouble si elle lui disait? Car, quelque chose la poussait à se confier mais pourtant... si elle se trompait? Elle serait alors très mal prise. Perdue dans ses pensées, elle sursauta violemment lorsqu'il tira les rideaux. Elle ne l'avait pas vu se lever. Appuyée au mur opposé du bureau, elle avait laisser descendre son regard sur ses chaussures. Intriguée, elle l'observa lorsqu'il ferma aussi l'autre porte. Puis, sans crier gare, deux ailes apparrurent derrière lui, ses ongles se transformèrent en griffes et deux petites bosses étaient visibles entre ses mèches de cheveux. Ses ailes touchaient ses pieds... elles étaient gigantesques! Elle avait beau les avoir entra-perçu précédemment, ce n'était pas pareil maintenant qu'elle les voyait purement et simplement. Abasourdi, elle ouvrit puis referma la bouche comme un poisson, les yeux remplis d'étoile admirative devant l'air que lui conférait cette apparence.

Certes, la jeune princesse avait déjà vu et approché avec une certains distances des ahrannkens. Mais contrairement aux autre humains, elle les trouvait magnifiques avec leurs grandes ailes. Certes, les cornes, les griffes et parfois la queue leur donnait un air démoniaque mais, elle avait toujours été attirée par le surnaturel. De plus, bien qu'elle soit une personne gentille, elle avait toujours eu un penchant pour les hommes à l'air délinquant. Non que cet homme est l'air d'un délinquant mais son apparence était tout simplement fantastique. Elle revint à elle juste à temps pour l'entendre parler lorsqu'il reprit la parole après une grande inspiration "Oui, je suis un Ahrannken. Je ne sais pas où je vivais avant, je ne m'en souviens plus vraiment... Ni où c'était, ni dans quelle maison... Et j'ignore pourquoi. Je ne connais à peu près rien de ma race, je passe mon temps à les éviter... Je ne sais pas pourquoi non plus, c'est quelque chose d'instinctif, si l'on veut. C'est tout ce que je sais... Mais dites moi, que savez vous d'eux? Sont-ils mauvais, ou... Et aussi, tandis que j'y pense... Qu'est-ce qu'un Deamon? Je n'en ai jamais entendu parler... Qui sont-ils? Habitent-ils sur terre eux aussi? Pour quelle raison?" Il ne connaissait pas les deamons? Toutes ces questions étaient si pertinentes et intrigantes à la fois! Il lui avouait être un Ahrannken mais aussi ne rien savoir d'eux. Aucuns souvenirs... il avait donc perdu la mémoire? D'où la marque sur son front? Ah là là... les questions en engendraient toujours d'autres, tout comme les réponses d'ailleurs... Elle ne put retenir un sourire. C'était à elle de répondre à ses questions donc! Et elle qui voulait connaître le Canada! Ses questions iraient à plus tard! Cette situation était on ne peut plus passionnante. Elle ne regretterait certes jamais son périple à Delani!

Au début, elle avait pensé que c'était les mâles uniquement qui avait des queues. Mais elle avait vu une femme avec et avait commencé à se poser des questions... au fil du temps, elle s'était rendu compte que c'était une rare particularité. Cette homme n'en possédait pas, confirmant ce qu'elle pensait. Voulant le voir de plus près, elle s'approcha discrètement de lui, de quelques pas seulement pour commencer. Voyant qu'il semblait plutôt dans ses pensées, elle s'approcha jusqu'à arriver à un bras de distance. Elle tendit alors la main pour toucher la membrane de l'aile. C'était bel et bien ce qu'elle avait ressenti son ses mains lorsqu'elle lui avait fait un câlin. Émerveillée, elle fit un immense sourire et le regarda dans les yeux en rammenant ses bras le long de son corps. Après avoir choisi ses mots, elle prit la parole pour répondre enfin à ses questions d'une voix calme et douce, voir apaisante:

- C'est bien domage que n'en ayiez aucuns souvenirs puisque, selon moi, les Ahrannkens sont une espèce magnifique. Bien sûr, peu de gens sont de mon avis puisque, selon eux, l'humain est beau en tout point et les autres ne sont que des... euh... comment dire... extraterrestres? Mais bref, je n'en connais pas beaucoup mais, l'Espagne est un pays d'Europe et c'est dans l'une des îles de France que la Reine de ta race s'est installée. Almance je crois... Et euh, ils ne sont pas mauvais mais pas du tout. M'enfin, pas de ce que j'en connais! Au contraire justement, les deamons sont des êtres abjects et certes, semblables aux humains mais beaucoup moins beaux que les ahrannkens. Ils sont arrivés sur Terre il y a de cela deux longues années. Leur roi essait d'asseoir sa domination sur les humains. Heureusement, durant deux ans, on a réussit à le repousser mais reste que cette race possède des dons magiques. Durant deux ans nous avons subit ses attaques répétées sans trop savoir quoi faire. Mais, il n'y a pas si longtemps, les Ahrannkens sont apparus et ont repoussé les deamons. J'ignore comment mais reste que pour l'instant, ils ne se sont pas remontrés. Personne ne sait où ils habitent ni d'où qu'ils viennent mais on raconte qu'ils viennent des enfers... tout comme ta race d'ailleurs mais les rumeurs sont souvent malfondé, impossible de vérifier... c'est tout ce que je sais d'eux. Je ne connais que ce qu'on a bien voulu me dire parce que... et bien...

Secouant la tête, Princesse Mèlia soupira profondément. Après tout, elle voyait bien qu'il avait aussi fait un effort pour lui faire ces confidences. Elle lui devait bien la vérité... Un nouveau cri d'alarme raisonna dans son oreille et elle se mordit la lèvre. Ses gardes du corps s'inquiétaient sérieusement et commençaient à se poser des questions. Elle pesa à nouveau discraitement sur le bippeur pour leur dire que tout allait bien sans quitter l'homme des yeux. Puis, la question lui tranperça la tête, elle pencha la tête sur le côté et l'observa quelques secondes avant de dire:

- Je ne connais même pas votre nom... Et bon, je vous dois bien la vérité après cela mais vous ne pouvez pas comprendre ma situation. Et qui sait si je peux vous faire confiance... Me promettez-vous de garde cela pour vous? De ne jamais en dire un mot à personne et de faire comme si je ne vous avait rien dit ensuite? En échange, je promets d'en faire de même avec votre propre secret. Car, voyez-vous... je ne m'appelle pas Karolina Sachez et vous deviez vous en douter... mais promettez-moi et ensuite je vous en parlerai mais pas avant!

Dans le fond, le fait qu'il lui eut révéler ses véritables origines avaient établi un certain lien de confiance mais elle n'avait pas pu se résoudre à le lui révéler sans d'avord lui faire faire des promesses. Mais bon, sitôt qu'il aurait approuvé, elle commencerait par lui dire son vrai nom: Amèlia Selvaros, puis elle attendrait sa réaction avant de continuer en disant que bon, avec son statut, les kidnappings étaient fréquents et toutes autres sortes d'attentats aussi, du pourquoi les deux gardes du corps choisis spécialement, pour leur force, leur intelligence et leur ruse. Puis, elle finirait par dire qu'elle était en effet la princesse d'Espagne, et qu'elle n'avait pas mentit su rle fait que son père était surprotecteur et qu'il ne voulait pas la laisser sortir seule. Et aussi qu'en Espagne, les familles étaient nombeuses et que tous se considéraient cousins en quelque sorte... donc ce n'était pas véritablement un mensonge qu'elle lui avait dit. Par contre, elle n'avait pas l'intention de lui dire à quel point elle admirait véritablement son apparence. Mais elle ne se doutait pas que ses yeux pleins d'étoiles puissent la trahir...


[Désolée mais il est 22:16 et j'ai d'importants exams demain!! J'peux pas vraiment faire mieux...]
Revenir en haut
Rodym
Invité





MessagePosté le: Sam 24 Mai - 17:25 (2008) 
Sujet du message: Et une autre journée de travail..
Répondre en citant

Encore en train de se poser tout plein de questions, il n'avait pas senti que la jeune femme approchait jusqu'à ce qu'elle effleure son aile. Il sursauta, puis recula un peu, mouvement à peine perceptible, par contre. Elle souriait... Se moquait-elle de lui? Il espérait que non. La honte commençait à envahir les trais de son visage, décomposant son expression inquiète et songeuse. Sa voix lui fit changer d'idée sur le fait qu'elle le trouvait hideux, voir carrément repoussant, et il l'écouta attentivement parler. Une espèce magnifique, vraiment? Il en doutait. Mais bon, Rodym en savait si peu sur sa propre race. Peut-être étaient-ils bons... Il apprit que la reine des Ahrannkens était installée sur une île nommée Almance, en France... Peut-être devrait-il aller y jeter un coup d'oeil, histoire d'en apprendre plus. Cela ne serait pas une mauvaise idée, même que c'était envisageable.

Ou du moins, tout simplement préférable dans l'opportunité où Rodym voudrait en apprendre plus sur ses origines et la raison de leur présence à tous sur terre. Le temps passait lentement, et plus rien n'était échangé entre l'Ahrannken et la jeune femme, jusqu'à ce qu'elle lui demande de promettre quelque chose. Sans hésitation, alors, il lui promit de garder le silence, et apprit son vrai nom. Ses soupçons à propos de sa réelle identité furent confirmés. Amèlia Selvaros, princesse d'Espagne. Elle traînait bel et bien deux gardes du corps avec elle, pour sa protection. Les kidnappings, disait-elle, étaient de plus en plus fréquents. Il ne remarqua jamais son regard, qui démontrait qu'elle aimait réellement son apparence. De toute façon, il n'y aurait jamais cru.

-Hmm... Eh bien, enchanté de savoir qui vous êtes réellement. Maintenant, je...

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'une odeur désagréable se rendit jusqu'à lui. Il la connaissait trop bien, celle du sang et de la chair humaine... Une alarme sonna dans sa tête, et il eut juste le temps de plaquer Amèlia sur le sol avant que le mur derrière eux ne se voit défoncé, et que deux créatures massives fassent irruption dans la pièce. Il y avait déjà de cela quelques jours, Rodym avait remarqué que ces deux Deamons le poursuivaient, sans qu'il ne comprenne pourquoi. Se relevant, il vit que les deux gardes du corps étaient dans la pièce. Maintenant, non seulement ils voyaient sa réelle apparence, ainsi que le duo de Deamons, ils étaient en danger de mort... Contre ces monstres, ils ne pouvaient rien faire... Pour leur éviter de trop en voir, Rodym dût aller les assommer tous les deux, puis les cacher dans un large garde robe de la pièce, qui n'avait pas été remarqué jusqu'à présent. Ils en avaient pour quelques heures de sommeil, car il était plus fort qu'il n'y paraissait.

Voyant que les Deamons se rapprochaient dangereusement, il attira leur attention pour les éloigner d'Amèlia. Voyant qu'ils se dirigeaient toujours vers eux, et qu'il était risqué de laisser la princesse dans les environs lorsqu'il se battrait contre eux, il s'excusa puis la prit dans ses bras avant de déguerpir par la grande ouverture dans le mur. Comment pourrait-il expliquer cela aux clients de la bibliothèque? Il aurait besoin d'une sacrée bonne histoire. Rodym, toutefois, était plus préoccupé par ses opposants. Pourquoi l'avaient-ils suivi jusqu'ici? Était-ce seulement car il était un Ahrannken? Tant de questions... Pas de réponses valables pour le moment. Maintenant à l'extérieur, dans un coin plutôt tranquille avec peu d'habitations, il déposa délicatement Amèlia sur le sol, en s'excusant à nouveau. Les deux Deamons se dirigeaient toujours vers lui. Trop dangereux.. Où, mais où serait-elle en sécurité? Il sut tout de suite en sentant une légère brise. Plus haut... Oui, bien sûr... Elle qui semblait avoir été impressionnée par ses ailes, elle n'était pas au bout de ses surprises. Faisant signe à la princesse de reculer, car il aurait besoin d'espace, il déploya ses ailes grandes ouvertes, qui devaient bien être de la longueur de son propre corps. Se retournant ensuite vers Amèlia, il la prit contre lui, fermement, puis prit son envol. C'était comme faire de la bicyclette... Cela ne s'oubliait jamais. La déposant sur le toit d'un immeuble, il alla même jusqu'à lui sourire pour la rassurer un peu. Elle ne devait pas s'envoler aussi brusquement dans les bras d'un quasi étranger... Sans savoir son nom, en plus. Mais oui, son nom... Il devrait le lui dire. En toute vitesse, il ajouta ceci.

-Ah, en passant... Mon nom est Rodym. Enchanté, Amèlia.

Dit-il avant de se laisser tomber dans le vide, bras écartés, vers l'arrière. En chute libre, il vit la première de ses deux cibles, qu'il devait absolument éliminer. Il n'avait pas le choix. Rodym n'était plus un bibliothécaire tranquille... Il luttait pour sa survie. Maintenant tout près d'un de ses deux opposants, il se donna un élan d'un battement d'ailes, pour blesser son ennemi d'un coup de griffes bien placé. Il fut à peine égratigné... Merde! Leur peau était trop résistante. Il devait bien y avoir une autre stratégie. S'éloignant de l'endroit où il avait atterri, car l'autre se dirigeait vers lui, Rodym s'éleva encore dans les airs, et, stupides, visiblement, le Deamon fonça sur l'autre. Hmm, il pourrait tirer la situation à son avantage. Redescendant, il les attira l'un et l'autre. Simultanément, ils s'élancèrent à toute vitesse. Mais quels idiots... Étaient-ils tous comme cela, ou... Ils devaient bien pouvoir parler, non? Tout ce qu'il entendait était des grognements inaudibles. Peut-être étaient-ils simplement devenus fous... Peu importe. Ils foncèrent à nouveau l'un dans l'autre, sauf que cette fois... Rodym pencha de force la tête d'un des deux, ce qui fit que l'autre fut empalé par ses cornes.

Ravi de son coup, Rodym enfonça la tête de l'autre dans le poitrail du Deamon, encore un peu plus... Jusqu'à ce qu'il l'entende succomber. Du moins, ce fut ce qu'il croyait. Dans un ultime effort et par sa proximité, le bibliothécaire fut touché au torse par les longues griffes de l'ennemi, et la plaie saignait abondamment. Se libérant de la carcasse de son collègue, maintenant mort, Rodym était assailli à nouveau. Il se sentait un peu faiblir, son sang s'écoulait plutôt rapidement. Trop à son goût... Mais il n'avait pas le temps. Il devait finir le tout rapidement, autant opter pour le corps à corps, finis les petits jeux. Frappant de toutes ses forces sur le visage de l'ennemi, il ne lui laissait pas le temps de réagir. Pieds, mains, coudes, genoux... Tout ce qui pouvait frapper, il s'en servait. Finalement, il empoigna les cornes du Deamon, avant de les arracher fermement. Visiblement, elles étaient capables de percer leur peau, pas comme ses griffes qui, de toute façon, étaient à peine aiguisées en ce moment. D'un coup précis, il mit fin aux jours de l'ennemi.

Les deux cornes tombèrent sur le sol. Utilisant un peu de force qu'il lui restait encore, il traîna les corps au plus loin d'une ruelle, avant de trouver une bouche d'égout qui était, ma foi, fort bien située. Il disposa donc des corps, et recouvrit le sang de poussière et de terre. La plus grande preuve effacée, il soupira. Les mains écarlates, il prit à nouveau son envol, pour atterrir face à la jeune femme. Il lui demanda si elle n'avait pas trop de mal, ce qui était ridicule puisqu'elle avait été écartée du danger, et qu'il était blessé. Mais bon... C'était dans ses habitudes. Sa plaie au torse saignait toujours, et on voyait l'entaille qui le traversait de bord en bord, assez profonde. Son vêtement était imbibé de sang, et il se sentait défaillir. Tentant de rester éveillé, il échoua lamentablement, et tomba vers Amèlia... En espérant qu'elle le rattrape.

En bas, les gens de la bibliothèque étaient tous sortis, avaient pris la fuite, pour la plupart. Les policiers ne tarderaient pas à inspecter les lieux. Il pourrait toujours prétexter un attentant. Mais bon, en ce moment, il n'était même pas conscient de ce qui se passait. Il s'inquiétait, tous ces évènements risquaient de compromettre la crédibilité de son identité, après tant de temps passé à mener une vie paisible, ici, parmi les humains... Au moins, il n'y avait pas de corps, pas de crime... Mais comment Amèlia ferait pour le ramener chez lui? Il devait se forcer. Il ouvrit les yeux, puis se releva malgré sa blessure qui le rendait très faible.

-Tenez... vous...

Sa voix était un murmure et il était plus livide qu'à l'habitude, perdant encore du sang. La plaie ne coagulait pas, étrangement... Il déplia à nouveau ses ailes, puis descendit en bas de l'édifice avec elle. Maintenant, il leur fallait regagner son domicile. Rodym lui dit, ou plutôt chuchota, l'adresse, et lui dit surtout de ne contacter aucune ambulance, rien... Ce serait risqué et louche. Aussi, il lui expliqua un chemin à partir duquel ils pourraient rentrer chez lui sans être remarqués. Il réactiva son pouvoir, puis tomba semi inconscient. Il devait impérativement se reposer. Le jeune Ahrannken en avait un peu trop fait...
Revenir en haut
Amèlia
Invité





MessagePosté le: Dim 1 Juin - 15:38 (2008) 
Sujet du message: Et une autre journée de travail..
Répondre en citant

Amèlia fut heureuse de voir qu'il n'hésita pas à lui promettre qu'il ne dirait rien alors elle lui dit tout. Sa réponse le fit sourir. ''Enchanté de savoir qui vous êtes réellement.'' Habituellement, elle était bonne menteuse mais elle s'était tout simplement enfargé dans ses explications avec lui. Une simple erreur mais elle se sentait mieux maintenant qu'il savait. Il s'apprêtait à dire autre chose lorsqu'il s'interrompit. Soudain, il la plaqua au sol puis le mur derrière eux fut défoncé et deux créatures, qu'elle prit aussitôt pour des deamons car ils ne ressamblaient à aucuns ahrannkens qu'elle eut vu, entrèrent à l'intérieur. L'ahrannken, dont elle ne connaissait toujours pas le nom, se releva et elle se plaça sur ses coudes pour voir que Frederico et Danneli était dans la pièce. Tout à fait normal que c'est deux gardes du corps intervienne mais ils n'étaient pas de tailles contre ces démons! Elle vit l'homme les assomer et ne réagit pas. Il avait grandement hésité à se montrer à elle alors selon elle, ce devait être la raison pourquoi il les cahait dans un garde-robe... Deux deamons et un ahrannken, ils croiront rêvé.

En fait, pour elle aussi c'était comme un étrange rêve et elle se le demanda même lorsque l'ahrannken s'excusa puis la souleva. Elle s'accrocha à lui, d'abord surprise et se prit même à se pincer pour vérifier qu'elle ne rêvait pas. Non, elle ne rêvait pas car elle avait ressentit une petite douleure et elle avait une marque rouge là où elle avait pincé son bras. Un peu plus loin, il la déposa doucement au sol et elle prit pied en chancelant légèrement. Il s'excusa de nouveau et elle lui répondit que c'était correct. Il lui fit ensuite signe de reculer et elle s'exécuta immédiatement. Quelle ne fut pas sa surprise de la voir déployer grand ses ailes! Ouvrant de grands yeux admiratives, elle les trouva encore plus grandes qu'avant, lorsqu'elles étaient pliées. Au fond, c'était tout à fait normal, mais déjà qu'elle les trouvait grandes avant, maintenant elles étaient immenses!

L'Ahrannken se tourna ensuite vers la princesse et elle se laissa faire lorsqu'il la prit fermement contre lui pour ensuite s'envoler... C'était une sensation étrange, magnifique et appeurante à la fois. Ses pieds se balançaient dans le vide et le sol s'éloignait. Heureusement, elle n'avait jamais eu le mal de l'air! Lorsque ses pieds reprirent contacts avec le sol, elle ressentit à la fois du soulagement et de la déception. Il lui fit un sourire et elle répondit avec une certaine gène. Elle était tout à fait impressionné par la puissance que dégageait ses ailes. ''Ah, en passant... Mon nom est Rodym. Enchanté, Amèlia.'' Ah! C'était donc cela son nom! Elle allait ajouter qu'elle était aussi enchantée lorsqu'il disparut de l'autre côté de l'immeuble, reprenant ainsi son envol après une courte chute libre. Elle s'installa donc sur le bord de l'immeuble et observa le combat qui se déroulait en bas avec intérêt. Mèlia laissa échapper un ''Oh!'' lorsque Rodym se fit toucher par l'une des deux autres créatures.

Mais il n'avait pas perdu pour autant et elle le vit mettre fin aux jours de la seconde créature puis les traîner plus loin dans une ruelle où il les jeta dans une bouche d'égoût. Puis elle le vit s'envoler de nouveau pour se poser devant elle. Il lui demanda si elle n'avait pas trop de mal et elle haussa un sourcil sceptique. C'était plutôt à lui que s'adressait la question oui! Elle le vit palir et en fit de même en appercevant la plaie béante qui s'ouvrait sur son torse. Quelle horreur! Il tomba et elle l'attrapa de justesse. Mais la princesse ne se faisait pas de muscle chez elle alors elle ne put que ralentir sa chute. Il rouvrit les yeux au bout d'un court moment et se releva péniblement. Elle ne pouvait certes pas le retenir alors elle l'aida plutôt à se lever. Il lui dit de se tenir et elle hésita avant de le faire. Rodym les fit ensuite descendre jusqu'en bas où il se posa péniblement. Ah non, il n'allait vraiment pas bien. Il lui chuchota ensuite son adresse en ajoutant de ne pas contacter d'ambulance ni rien d'autres. Elle hocha la tête.

L'ahrannken lui expliqua aussi un chemin à partir duquel ils pourraient se rendre à son domicile sans être vu. Puis, ses ailes, ses cornes et ses griffes disparurent et il lui réapparut tel un humain. Seule la marque sur son front était suspecte. Elle le sentit faiblir et vit qu'il n'était plus totalement conscient. Prenant donc son courage à deux mains, ainsi que le corps de son nouvel... ami? M'enfin, elle l'encouragea à faire un effort pour l'aider car elle n'était pas non plus Hercule et elle s'engagea avec lui dans le chemin qu'il lui avait indiquer. C'était plutôt compliqué car il ne cessait de perdre pied partout et il n'était même pas entièrement conscient de plus. Elle devait passé son temps à lui rappeler qu'il devait l'aider. Puis, environ à mi-chemin, elle n'en pouvait plus et elle le déposa doucement au sol. Ils étaient hors de vue de tout le monde. Sans lui laisser une seconde de répis, elle ne cessait de lui parler pour le tenir éveillé et elle déchira une bande de tissu du bas de sa jupe. Elle était déjà tachée alors ce ne sera pas une grosse perte. Elle s'agenouilla à côté de lui et lui dit qu'elle allait bander ses blessures pour arrêter l'hémoragie.

En Espagne, Amèlia était, pour le peuple, une jeune femme curieuse mais respectable qui aimait son peuple. Alors, lorsqu'elle leur rendait secrètement visite, souvant les femmes acceptaient de lui apprendre certaines choses qu'elles avaient à faire dans leur vie cotidienne. Heureusement pour elle, une infirmière lui avait montré à soigné les blessures de la plus superficielles à la plus graves. Car, disait-elle, on ne sait jamais ce qui peut arriver et elle trouvait étrange qu'on ne lui montra pas cela au château puisque, si elle était kidnappée, elle pourrait être blessée, elle ou un autre. Donc, elle savait ce qu'elle devait faire lorsqu'elle commença à attacher solidement le tissu autour du corps de l'homme, faisant bien attention de ne pas tirer sur ses ailes. Elle banda donc solidement ses blessures et l'invectiva à se relever pour reprendre le chemin.

Arrivé au bout, elle lui dit qu'elle voyait une maison plus loin et lui demanda si c'était bel et bien la sienne. Mais il était semi-inconscient et s'il lui répondit, ce devait être imperceptible car elle n'entendit pas. Elle se concentrait plutôt en plissant les yeux sur le numéro qu'elle aprecevait au loin. C'était effectivement celui qu'il lui avait dit plus tôt alors elle s'y dirigea en trainant tant bien que mal l'ahrannken et, arrivée à destination, elle lui fit ouvrir la porte et trouva rapidement son lit où elle l'installa:

- Comment vous sentez-vous?


[Tien, tu peux faire un nouveau topic pour ta maison ou continuer ici... Selon ton choix mais puisque celui-ci se passait à la bibliothèque, je dirais que ça serais mieux si tu en faisais un autre. Mais bon, j'avais de l'inspiration et je te l'ai pas dit avant de poster pour pas que tu m'interrompes à toutes les deux secondes =P!]
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:31 (2017) 
Sujet du message: Et une autre journée de travail..

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Éclipse Terra, le monde d'au-dessus Index du Forum -> Archives -> Toutes les archives -> En Jeu Toutes les heures sont au format GMT - 4 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
MSTrenches war Theme © Matt Sims 2004

Title Images © Medal of Honour - EA Games
Powered by phpBB © 2001, 2004 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com