La Terre, parallèle à celle que nous connaissons, s'apprête à se faire charcuter par de nouveaux occupants, non pas arrivés de l'espace, mais tout droit sortis de ses entrailles... !
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Nuvo Ori

 
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Rodym
Invité





MessagePosté le: Ven 8 Fév - 22:48 (2013) 
Sujet du message: Nuvo Ori
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Pour plus de précisions concernant la troisième partie et ce qui s’en suit jusqu’au cinquième, consulter les archives du forum.
http://eclipse-terra.xooit.com/t41-Et-une-autre-journee-de-travail.htm
http://eclipse-terra.xooit.com/t48-Boyer-Maison-de-Rodym.htm


I – N..o..i..r...

Là où le noir réside, n’est en fait pas la nuit, mais le cœur des hommes...


II – La fin d’une ère...
Du noir partout, impossible de déterminer jusqu’où porte le regard… Aucune délimitation, aucun moyen de se retrouver… Un espace infiniment clos, aucun son, aucune couleur, aucune vie, comme si d’un coup, on vous retirait tous vos sens, comme si toute votre vie n’avait été qu’un mensonge et que ce noir est tout ce que vous avez connu depuis votre plus tendre enfance, qu’il vous a bercé, accompagné pas à pas…


Comme si c’était votre existence elle-même. Déchiré, dévoré, éventré, dans les entrailles de la nuit… Non, pire… Une noirceur encore plus envahissante qui vous pénètre jusqu’au fond de l’âme, comme des milliers de coups de poignard glaciaux, un froid incroyable qui vous remonte la colonne, une absence complète de vie, de souffle, de chaleur. D’une telle manière, le sort, le destin, appelez-le comme vous voulez, tout naît du noir et tout y périt de toute façon; fit sa triste besogne. Mais oublions un instant tout ceci, car chaque histoire doit commencer quelque part.


Ici se raconte l’histoire d’un bibliothécaire, insignifiant ou non, ce sera à vous d’en juger. Ce que je peux garantir, c’est qu’il ne s’agit pas d’un bibliothécaire comme les autres...


III – La Rencontre

..................................................................... *Froissement de draps*....................*Grognements*................................................................ BIP BIP BIP BIP BIP BIP.

-Saleté.... Il est trop tôt pour se lever....

Dit-il en tirant les couvertures sur sa tête pour tenter, en vain, d’étouffer le bruit. Après 5 minutes de lutte contre le sommeil et ses yeux qui se fermaient de plus en plus, l’être ensommeillé que voici (connu aussi sous l’appellation suivante : Rodym.) finit par se résigner, et par tenter d’atteindre son réveil... Pour ensuite le démolir en tentant de l’éteindre.


-Pas encore....


Soupira Rodym, en regardant les misérables restes tranchés de son réveille matin, le quatrième à subir le même sort cette semaine. Car, vous devez peut-être vous en douter, Rodym est un être à part. Il est connu comme étant un Ahrannken. Les Ahrannken sont des créatures sorties des entrailles de la terre, il y a longtemps, deux ans après la sortie des enfers du Dieu déchu, remonté à la surface pour accomplir ses sombres desseins. Le but des Ahrannkens est de faire face à ce Dieu et son armée, car ils ont changé de camp lors de toutes ces années de confinement souterraines. Mais ici n’est pas leur histoire, donc restons en-là.
Rodym, donc, après s’être habillé et ayant jeté un rapide coup d’œil devant le miroir, plaça ses cheveux mi-longs pour cacher la marque étrange sur son front, dont il n’avait en réalité aucun souvenir. Car, en fait, il est amnésique, du moins, depuis un certain point.

Il a souvenir de vivre sur terre, parmi ses semblables grâce à son don unique (qui consiste à modifier la perception que les gens ont de lui), mais avant cela, notre bibliothécaire ignore tout de son passé.


Donc, après s’être assuré que ses ailes, griffes (souvenez-vous du réveil matin..) et cornes soient bien invisibles aux yeux d’insu, il prit ses clés, son veston, et sortit après avoir verrouillé derrière lui. Son petit logis, bien que rupestre, et un peu fade, était confortable et bien rangé. Avec ce genre de professions, l’on s’habitue à garder tout en ordre plus-que-parfait.
C’était une journée grise, mais cela n’affectait en rien l’humeur de l’Ahrannken. Bien intégré dans la société humaine, il comptait bien continuer à se cacher des Daemons autant que possible, (même si ce sont les seuls êtres pouvant voir sa réelle apparence en permanence, il est possible de les tromper) et vivre normalement autant qu’une personne comme lui le pouvait.

Il mit donc la clé dans la porte, tourna la petite enseigne bon marché portant la mention ‘Ouvert’, et s’affaira à mettre en marche l’éclairage et son ordinateur personnel. Le temps que le tout se mette en marche, direction le bureau, avec cafetière, histoire de bien commencer la journée. Il est à noter que la plupart du temps, Rodym passait jours et parfois nuits dans sa bibliothèque à faire du rangement, donc il est normal qu’il y soit plus à l’aise que sa petite maison. Et donc, la journée s’enclencha, les premiers clients arrivèrent, quelques retours, des sourires échangés, des salutations, le tout, bien entendu, à voix basse. Mais, bien entendu, à tous les jours, il y avait un groupe de gens; dans ce cas-ci des ‘jeunes’ dans la vingtaine, qui étaient turbulents et haussaient la voix. Comme tout bon bibliothécaire, il alla leur réclamer le silence en leur exposant clairement la situation. Ils se calment et chuchotent, ou bien ils quittent, et pas de récidive tolérée ! Heureusement pour eux, (et pour les nerfs de Rodym), ils se calmèrent et donc le train-train quotidien reprit. C’est alors qu’entra, timidement, mais dégageant toutefois une assurance qui contrastait avec les pas hésitants, une jolie demoiselle, assez jeune, environ dans la vingtaine. Donc, c’était son devoir de l’aborder, et il lui posa la question suivante :


-Bonjour... Puis-je vous aider? Cherchez-vous un livre en particulier?
Demanda-t-il, la regardant tranquillement en attendant une réponse. Par habitude, il repoussa quelques mèches devant la marque sur son front, histoire de ne pas attirer l’attention là où il ne le fallait pas.


- Euh... Bah en fait, je ne cherches rien en particuliers! Mais le Canada est un endroit fascinant et je ne sais tout simplement pas par quoi commencer... tout est si nouveau! Oh! Je... et bien...


Réponse classique... Connaissant son métier, hop ! Direction le rayon d’histoire. Mais avant qu’il n’ait pu faire un pas, son interlocutrice s’adressa encore à lui, donc il s’interrompit et écouta, tranquillement.


- En fait, c'est que je viens d'un autre endroit et la curiosité m'a poussée vers cette contrée encore inconnue de ma famille. Il faut dire que nous n'avons pas les moyens de tout connaître... Auriez-vous quelque chose à me proposer? Mais, l'idéal serait de savoir si vous avez des... euh... livres en espagnol car côté lecture française, je ne suis pas la meilleure... Ah moins que vous voudriez m'en parler? De cette belle province je parle. Je ne connais pas les coutumes canadiennes et je doute que tout ceci soit recensé dans vos livres... car à les regarder aller dehors, vous avez chacun vos habitudes n'est-ce pas?? Oh... je suis désolée... je parle beaucoup trop! Mais je dois avouer que me retrouver dans un tel endroit me rend si enthousiaste...


Au contraire, il avait tout ce qu’il fallait... Mais il y avait quelque chose qui le dérangeait tant, en fin compte. Dans tout son enthousiasme, cette jeune femme semblait avoir oublié qu’il fallait garder le ton bas dans une bibliothèque, ce qu’il s’empressa de lui rappeler de par ces mots :


"Une des coutumes canadiennes desquelles vous tenez visiblement tant à vous familiariser avec veut que l'on garde le ton bas dans une bibliothèque, pour respecter ceux qui cherchent un endroit paisible où vaquer à leurs occupations."


Précisa-t-il à voix basse, mais assez élevée pour qu'elle puisse l'entendre, avant de retourner au silence. La fixant encore dans les yeux, il réfléchissait, maintenant. Aux deux gens massifs qui l'accompagnaient. Il avait capté le signe qu'elle leur avait fait, suivi de leur éloignement subtil. Enfin, pas si subtil que cela, puisqu'il avait tout capté en ayant l'air de fixer la personne en face de lui. Devait-il lui en faire part? Il l'ignorait. Peut-être était-ce quelque chose dont il ne devait pas lui en parler, car cela risquerait de l'embarrasser. De plus, il lui avait déjà servi cette réplique, non dénuée d'une certaine méchanceté. En fait, il ne faisait que son travail de bibliothécaire. Ce genre de phrases, il en avant des milliers en réserve. C'était bien un des seuls plaisirs qu'il avait, ici. Enfin... Incluant celui de lire un livre tranquille, avant de quitter pour la fermeture. Lorsqu'il n'y avait plus personne, il pouvait se faire ce plaisir. Farfouillant durant de longues minutes au travers des rayons qu'il connaissait maintenant par cœur, Rodym finissait toujours par dénicher la perle rare qui attirait son attention. Prenant alors ses aises, il se détendait sur un fauteuil et lisait d'un bout à l'autre cette œuvre d'art qu'il avait choisie avec soin.


Visiblement offusquée, et humiliée, la bonne humeur et l’excitation semblèrent s’en aller peu à peu de la jeune femme, mais l’important était d’avoir obtenu un peu de calme.
"En tout cas... Si le livre vous convient, veuillez me rejoindre au comptoir si vous avez l'intention de quitter avec. Par contre, il me faudra certaines informations, et vous devrez rester ici le temps de l'emprunt. Sinon, vous pouvez simplement vous asseoir dans la bibliothèque. Nous fermons à cinq heures, et il est actuellement une heure, donc il vous reste amplement de temps."


**Voir note au haut de la page pour une suite/une histoire plus détaillée. Les prochains chapitres constituent une mise à jour concernant le forum, et pourquoi Rodym est ce qu’il est maintenant.



IX – Nuvo Ori

Un mal de crâne terrible... Rodym avait l’impression de s’être fait assommer par un marteau-piqueur, et il le ressentait encore résonner dans son crâne. Tentant de faire le point, il regarda autour de lui. La structure semblait faite d’onyx, qui réfléchissait la lumière des nombreuses flammes de bougies qui dansaient autour de lui, créant un jeu d’ombres macabres et sinistre sur le sol. Le toit, semblable à celui d’une cathédrale, était voûté et fait dans le même matériau. On aurait juré, qu’au lieu de construire cet endroit, il avait été creusé à même cette pierre. Où diable pouvait-il bien être ? Puis, quelque chose attira son attention. On parlait... Deux êtres encapuchonnés discutaient dans un coin.

-Est-ce qu’elle est prête ? Le rituel ne doit plus attendre... Nous avons besoin de lui, maintenant plus que jamais.
-En effet, mon frère... La situation est défavorable. ‘Elle’ est en train de recevoir les derniers rites nécessaires.
Sur ce, avant qu’il ne puisse en entendre plus, les deux silhouettes s’éloignaient vers ce qui semblait être des escaliers, menant à un souterrain quelconque. C’était difficile à déterminer, car il n’avait que les ombres pour le guider. Puis, cela le frappa soudainement. Il était attaché, pieds et poings liés, à un trône froid et inconfortable. Pourquoi un trône, et pourquoi attaché ? Qu’avait-il fait, et qu’est-ce que ces mystérieuses silhouettes voulaient faire de lui ? Alors, comme en réponse à ses questions, quelqu’un s’avança vers lui, toujours le capuchon baissé.

-Ori... Usov tse tsaniv... Esled rup ec tirm. Otu ers net nif.

Cette langue… d’où est-ce qu’il la connaissait ? Quelque part au fond de lui, Rodym savait que c’était familier mais... Et c’est alors que la personne devant lui entreprit de baisser son capuchon, et son visage fut exposé. La surprise se dépeint en un instant sur le visage de l’Ahrannken, car il avait ici à faire à quelqu’un de sa propre race... Une femme, d’apparence d’une humaine de trente ans, environ. C’était sa langue, comment avait-il pu l’oublier à ce point ?
C’est alors qu’il s’adressa à elle, en français, puisqu’il ne maîtrisait pas bien l’Ahrann à cause de sa mémoire défaillante, d’un ton se voulant calme mais en réalité tremblant...

-Qui êtes-vous, et que me voulez vous ? Pourquoi-suis-je ici ?


Aucune réponse, sauf une expression désolée mélangée à un peu de regret. Mais l’évènement qui suivit eut raison de son calme et la panique le gagna peu à peu. Les deux silhouettes qu’il avait aperçues en premier étaient remontées, amenant avec elles une femme, elle aussi attachée, et lorsqu’il la reconnut, ses yeux s’écarquillèrent de surprise, et il ne put s’empêcher de crier :

-Amèlia !!!! Pourquoi est-elle ici aussi ? Relâchez là tout de suite !


Mais personne ne l’écoutait... Il avait beau tirer sur ses liens, visiblement, il n’avait pas la force pour se déprendre. Peut-être était-il ici depuis longtemps, et s’il se sentait aussi ‘groggy’, il était probable qu’on l’ait drogué pour le kidnapper. Donc, Rodym ne pouvait que regarder, et s’époumoner sans être capable d’agir. Mais ce n’était que le commencement. La suite était plus horrible. Amèlia, toujours inconsciente, fut déposée sur ce qui semblait être un altar sacrificiel, une table longue faite de marbre, et laissée à elle-même. Elle était couverte de symboles inconnus à Rodym, mais qui semblaient encore une fois étrangement familiers.

Alors, un geste inattendu se fit, et l’un des Ahrannkens arracha la toge qui était le seul vêtement, assez minimaliste, recouvrant le corps de l’amie de Rodym. Ce dernier détourna la tête, gêné par cette soudaine nudité, mais par curiosité, il finit par reporter son regard sur l’autel, pour voir 5 griffes s’enfoncer dans la poitrine de la jeune femme, et d’en ressortir avec son cœur vivant. Rodym voulait hurler, il ressentait la rage, la souffrance, et l’horreur, mais aucun son ne sortait de sa gorge, trop traumatisé par ce qui venait de se dérouler devant lui... Il entendit à peine, en sourdine, ce que les Ahrannkens se disaient entre eux, et ne vit pas non plus le cœur, encore palpitant et sanglant, se faire déposer dans une coupole sacrificielle, et que les moines encapuchonnés s’approchaient de lui.

Il tenta de fermer la bouche, mais ses forces l’avaient abandonné, et lentement, contre son gré, il fut forcé de dévorer ce cœur, cru, ayant l’impression de tuer, à chaque seconde, la personne qui était si chère à ses yeux, un peu plus. Soudainement, son front se mit à brûler, et c’est là que tout commença, l’évènement définitif qui allait à tout jamais marquer sa vie, non, l’histoire même de la terre, du monde...
Une fois la brûlure sur son front estompée, ce fut au tour de ses ailes qui se mirent à picoter, s’étirer, sans qu’il soit capable de déterminer ce qui lui arrivait... Et c’était très, très douloureux. Tout son corps devint douloureux, comme s’il était pris dans un étau, et qu’une autre force essayait de le briser, de l’en sortir, donc son corps était tiré de part en part, par des forces contraires. Cela prit encore plusieurs minutes, qui semblèrent une éternité, avant que la douleur devienne un semblant supportable.
Alors, sans que Rodym ne puisse comprendre, on vint défaire ses liens, on s’adressa à lui en Ahrann, la langue des Ahrannkens, mais étrangement, cette fois ci il comprit, sauf deux mots, à la fin.

-Vous voici enfin de retour parmi nous... Nuvo Ori...


Nuvo Ori ? Il avait beau réfléchir, penser à tout ce que cela pouvait signifier, son esprit embrumé ne le laissait pas en paix, et cette expression restait inconnue. C’est alors qu’il vit son reflet dans l’onyx, et sursauta... qui était-ce ? Lui ? Ces longs cheveux noirs, lisses, ce teint si blême, ces yeux rouges... et, le plus marquant... son front, il était vierge de toute marque.. Était-ce lié à la brûlure ressentie plus tôt ? Était-ce à cause de ce rituel inconnu, étrange ? Que se passait-il ? Était-il encore lui-même, et plus important encore, qu’est-ce qu’on attendait de lui ? Ensuite, son regard se posa sur ses ailes, et il remarqua qu’elles n’étaient plus composées de toile, mais de plumes d’un noir d’encre, semblables à celles d’un corbeau. Il sentait aussi une nouvelle force, une nouvelle puissance, comme s’il pouvait créer un immense courant d’air d’un simple battement, et son corps semblait réagir de la même façon. C’est alors qu’une autre silhouette s’avança, et entreprit d’essuyer le sang qui maculait son visage d’un blanc maintenant immaculé.

-Que se passe-t-il... qu’est-ce qui m’est arrivé ?

Demanda Rodym, intrigué, inquiet, et surtout, encore conscient de ce qui venait de se produire, et avec une énorme quantité de souvenirs qui se bousculaient dans sa tête, des évènements passés dont il ne soupçonnait même pas l'existence auparavant.

-Vous venez de renaître, mon roi...

Mon roi ? Avait-il bien comprit ?

-Roi ? Que voulez-vous dire ? Expliquez-vous, maintenant ! Et dites-moi pourquoi vous avez tué Amèlia, MAINTENANT !

Sa voix, à son grand étonnement, était maintenant très puissante, et tous les gens présents semblaient apeurés, ce qui contrastait avec leur regard plein d’espoir, presque émerveillés.
-C’était le rituel, Mon Seigneur, pour faire revenir vos souvenirs scellés... Vous êtes.. Vous êtes le Roi des Ahrannkens... Il y a longtemps, votre ennemi juré, le Roi des Daemons, a tenté de vous tuer... mais nous avons réussi à vous sauver après un effort conjugué, mais depuis ce jour, vos souvenirs ont été scellés, par sa magie trop puissante.
Puis, un autre reprit la parole, continuant les explications.

-Le seul moyen de briser cette puissante magie, était d’utiliser quelque chose d’encore plus fort... Le lien qui unit deux êtres. En réalité, cette personne que vous nommez Amèlia, partageait quelque chose de très fort avec vous, dont vous ne soupçonniez même pas l’existence. Une des forces les plus puissantes, inarrêtables en ce monde. Donc, en ne faisant qu’un avec elle, par le cœur, par la chair et le sang, nous avons pu annuler la magie vous rendant amnésique, et refaire de vous le Roi des Ahrannkens, notre sauveur à tous...

Rodym était sous le choc... Lui, Roi des Ahrannkens ? Et était-ce vraiment nécessaire ? Peu à peu, il perdait son calme... Sa vision se brouillant et se teintait de rouge, et il eut une soudaine envie de meurtre. De plus, tout ce nouveau pouvoir l’enivrait, et son corps avait envie d’action. La rage le réveillait et l’enivrait... Alors se produisit un évènement inattendu. Les cheveux, pourtant si longs, de Rodym, furent projetés vers l’arrière, puis ses ailes s’ouvrirent grandes, et ses griffes s’allongèrent d’encore 5 centimètres.


-Mon Seigneur ?


Demanda, visiblement effrayé, un des moines qui se tenait proche de lui il y a un instant. Il le reconnut, c’est celui qui avait retiré le cœur... D’un coup de griffe, sa tête roula sur le sol. À partir de ce moment, avant même que ce soit la panique générale, Rodym prit son élan et, à une vitesse inimaginable, tua tous ceux qui se trouvaient dans la pièce. Il était incontrôlable, animé par un désir de vengeance incroyable, ne pouvant être assouvi... Quelques instants plus tard, après un véritable carnage, Rodym, complètement couvert de sang, s’arrêta enfin, un corps encore empalé sur les griffes de sa main gauche, qu’il propulsa ensuite au loin.

-Amèlia...

Chuchota-t-il, regardant au loin, maintenant calmé... Il porta la main à sa poitrine, et sentit presque sa présence, accompagnée d’un parfum de lavande familier. Puis, il prit une grande inspiration, et dit ceci :


-Cette guerre... Tout ceci pour avoir un chef, et exterminer les Daemons. Qui en a décidé ainsi ? Qui a écouté ce que je voulais ? Personne... Donc, j’irai seul... Je n’ai besoin de personne. Cette soi-disant guerre, je la terminerai moi-même. J’irai prendre la tête du Roi des Daemons, et toute cette histoire sera finie... Ils paieront tous, Ahrannkens, Daemons, sans exception. Un Roi est né ce soir, mais pas Roi des Ahrannkens.. Un roi vengeur. Et j’ai du travail à faire... Amèlia, attends-moi. Nous nous reverrons, s’il y a un après la mort...


Et il regarda le plafond, puis s’envola d’un coup de ses ailes puissantes, vers le ciel étoilé, là où son avenir attendait, loin de la noirceur, loin des ténèbres... Vers une destination encore inconnue.

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MessagePosté le: Ven 8 Fév - 22:48 (2013) 
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